Nos résultats


Efficacité de la sangsue médicinale dans le traitement des tendinopathies équines :

Une étude de cas a été realisée par LEECH LAB sur 153 chevaux de compétition présentant une tendinopathie du fléchisseur superficiel du doigt. Ces chevaux de courses (trotteurs et galopeurs) ont été traités par hirudothérapie et bénéficiaient d'un suivi échographique qui permettait de comparer la lésion tendineuse avant hirudothérapie puis un a deux mois après traitement (échographie de contrôle).

Résultats :
Chez 91% des chevaux traités (139/153), les résultats échographiques obtenus ont demontré une résorption complète de l'hématome intra-tendineux après hirudothérapie, ainsi qu'une cicatrisation et un réalignement des fibres tendineuses sous 8 semaines.
De plus, sur ces 91% de chevaux traités, 92,8% (129/139) n'ont eu besoin que d'une seule séance d'hirudothérapie, tandis que seulement 7,2% (10/139) ont eu besoin d'une deuxième séance pour obtenir une cicatrisation totale des fibres tendineuses. Cette deuxième séance a toujours été realisée après l'échographie de contrôle, soit au moins 4 semaines après la première séance d'hirudothérapie.

Echographies d'une tendinopathie du fléchisseur superficiel du doigt avant hirudothérapie (a) et 45 jours après traitement (b)


Echographies d'une tendinopathie du fléchisseur superficiel du doigt avant hirudothérapie (gauche) et 26 jours après traitement (droite)


Conclusion :
Outre l'effet anti-inflammatoire de l'hirudothérapie, on constate que les propriétés thrombolytiques et anticoagulantes de la sangsue médicinale permettent une résorption rapide de l'hématome intra tendineux. De plus, la succion exercée lors du traitement genère une augmentation des flux sanguin et lymphatique, ainsi qu'une néovascularisation qui contribuent à la cicatrisation des tissus lesés. Le tendon étant un tissu intrinsèquement peu irrigué, l'interprétation physiopathologique est que cette angiogenèse provoquée au niveau du site de lésion va catalyser et augmenter l'apport naturel de TGF ß (transforming growth factor ß) et de bFGF (basic fibroblast growth factor) qui agissent comme des médiateurs humoraux déclenchant la cascade de cicatrisation. En effet, ces facteurs de croissance apportés par le sang favorisent le recrutement des cellules souches, augmentent la vascularisation locale et stimulent directement la production de collagène par les fibroblastes, permettant ainsi la cicatrisation du tendon.


Par ailleurs, dans le cas des tendinites équines, même si l'efficacité d'un traitement peut être objectivée dans un premier temps par observations échographiques, d'autres critères majeurs sont à prendre en compte :

1) Retour ou non à la compétition.
2) Délai de retour à la compétition après traitement.
3) Absence de récidive sur la zone du tendon qui a été préalablement traitée.
4) Retour au potentiel initial du cheval, estimé en comparant les résultats obtenus après retour à la compétition avec ceux de l'ensemble de sa carrière (gains repris/gains totaux).

Afin d'évaluer l'efficacité à long-terme du traitement des tendinopathies équines par sangsues médicinales, LEECH LAB a donc analysé ce qu'il était advenu aux chevaux de courses dans l'année qui a suivi leur séance d'hirudothérapie :

93% des chevaux traités n'ont eu qu'une seule séance de sangsues médicinales.

2/3 des chevaux ont repris la compétition dans l'année qui a suivi leur traitement.

En moyenne, le retour à la compétition s'est effectué 171 jours après traitement (moins de 6 mois).

Un an après traitement, les gains (re)pris en courses par cheval sont en moyenne de 18 572 €, ce qui correspond à 26% de l'ensemble des gains de sa carrière.

Dans les cas où nos protocoles de convalescence et de reprise de l'entrainement ont été respectés, aucun des chevaux n'a redéclaré une tendinite sur la partie du tendon préalablement traitée démontrant ainsi l'efficacité à long-terme de l'hirudothérapie.

En résumé:
- près de 70% des chevaux reviennent à la compétition en moins de 6 mois avec une seule séance d'hirudothérapie.
- 26% des gains du cheval sont acquis dans les 6 mois qui suivent le retour en course.
- absence de récidive sur la zone du tendon traitée lorsque les protocoles sont respectés.


On notera cependant que toutes ces statistiques devraient normalement être meilleures qu'elles ne le sont déjà pour diverses raisons :

- Non respect du protocole de convalescence = période de cicatrisation plus longue ou pire récidive.
- Traitements additionnels (ex: vésicatoire) qui s'opposent aux bienfaits de l'hirudothérapie en prolongeant la période de convalescence et en facilitant les récidives.
- Mauvais timing entre le retour à l'entrainement et le calendrier des courses prévues.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les données de l'ensemble des chevaux analysés ici.